LA MACEDOINE : COMME UN GOUT DE NATURE

Revenu de mon Erasmus en Macédoine, je me replonge dans mes plus profonds et marquants souvenirs pour vous faire découvrir tout ou partie de mes voyages. Entre souvenirs et découvertes, voici une photographie des mes souvenirs et de la construction de mes voyages…

Entre Grèce, Serbie, Bulgarie et Albanie, goûter ce petit pays aux décors sauvages promet de belles surprises. Bon appétit. 

Erasmus Septembre 2018 – Décembre 2018

Pour y avoir vécu plus de trois mois et en être revenu profondément attaché, je peux aujourd’hui dire que la Macédoine vaut le détour. Si mon objectivité peut, peut-être, poser question, faites-vous alors une idée par vous-même. Et qu’importe, à l’instar de toute une région, voici un pays que ses paysages naturels et son authenticité ne défavorisent pas, bien au contraire. Adieu les considérations de pays riches et retour à un état plus simple et sauvage. Si pour certains ce pays évoque plus un plat qu’un pays, ici les saveurs, les couleurs, les parfums nous apportent ce gout de nature et de fraicheur, que l’on vient chercher à l’autre bout de l’Europe. N’attendez plus. Traversons les saisons, les paysages et les décors pour retrouver ce que l’on aime aussi retrouver dans nos assiettes, du plaisir.

LES PETITS PLATS DANS LES GRANDS : SKOPJE

Non pas pour vous impressionner, mais pour commencer par ma première impression, découvrons Skopje, capitale macédonienne et connue pour plus que cela. Nous sommes en effet sur les terres d’Alexandre le Grand. Les petits plats dans les grands, Alexandre sait le faire. Car il fut celui qui donna à la région une envergure exceptionnelle durant l’Antiquité, et même encore aujourd’hui. S’il en fallait une preuve, et elle est immanquable, c’est la statue qui orne la place de Macédoine en plein cœur de la capitale, près du Vardar, le fleuve qui traverse la ville. 

Si la ville fait de cet héritage une vitrine d’importance, elle rayonne aussi par ses bâtiments neufs et d’une blancheur éclatante, né du projet Skopje 2014. On reconnait ainsi de part et d’autre de la ville, le centre historique et son vieux bazar, et les nouveaux bâtiments, administratifs, économiques, touristes ou politiques, qui donnent à la ville une véritable allure de capitale. Car si l’on compare avec ses cousines balkaniques comme Tirana, Podgorica, Sarajevo ou Belgrade, la ville doit nécessairement se développer encore un peu plus. Elle en est sur le chemin mais il faudra notamment réduire ses problèmes de pollution. Je lui conseillerai modestement (et je ne suis pas le seul) de cesser la création et l’implantation de statues qui questionnent plus qu’elles ne donnent de sens à la compréhension de l’histoire du pays pour y installer de la verdure, ce qui refléterait alors parfaitement le pays.

Sokpje, la petite qui voulait devenir grande.

UN PARFUM DE CAMPAGNE : STRUGA

C’est la ville qui m’a accueilli pour quelques mois et je n’en garde qu’un bon souvenir. Traversée par le Drin, rivière transparente tout au long de l’année qui scinde la ville en deux parties avant de se jeter dans le lac d’Ohrid, du nom de la ville d’à côté qui donne son nom au lac qui fait d’elle la plus belle ville du pays (ce que je confirme) sur laquelle nous reviendrons. Entre celle-ci et la frontière Albanaise, Struga bénéficie d’une exposition sur le lac d’Ohrid constitue un parfait refuge pour profiter du décor qui fait d’elle une station balnéaire prisée des albanais en été. Ces derniers dont le potentiel économique est supérieur à celui des macédoniens ont investi dans une ville dans laquelle ils étaient implantés bien avant même l’existence et l’indépendance du pays. La ville influencée par les albanais, regroupe plusieurs traditions et cultures. On y vit bien, dans un petit centre. Pour les plus citadins, Ohrid à 15 kilomètres est alors préférable. Mais en toute saison Struga saura charmer par son décor, et son côté naturel. La vue sur les montagnes, coté macédonien ou albanais en été ou en hiver achèvera de vous séduire. Il faut avoir le courage de s’y lancer certes mais l’aventure et l’expérience ne seront que réussies.

A LA CARTE : LES AUTRES VILLES

Pour compléter ce menu je me souviens d’une semaine de voyage sur les routes de mon pays d’accueil. De nombreuses étapes qui ont jalonné la découverte de mon nouveau pays, de ma nouvelle région.

Ohrid

Comme je vous l’ai dit Ohrid, non loin de Struga, est la tête d’affiche du tourisme macédonien. Son château sur les hauteurs de la ville est le point culminant de la région que l’on peut ainsi observer à 360° entre le lac, la vallée, la ville et les montagnes qui l’entourent. Son petit port charmant et ses ruelles le long du château constituent un havre de paix prisé des macédoniens les plus fortunés ou des touristes issus de la région. L’Église St Jean le long du lac est le parfait spot pour observer le décor et réussir des clichés que l’on retrouve sur toutes les couvertures touristiques macédonienne. Cette ville en vaut la peine, à n’en pas douter.

Bitola

Plus loin à l’Est, après avoir traversée une forêt dont les couleurs automnales auront marqué ma mémoire, la ville de Bitola est le deuxième arrêt de notre tour de Macédoine. La rue principale, ainsi que sa mosquée, sa tour sont les éléments à découvrir dans le centre de la ville. Mais ce dont je me souviens le plus, c’est le cimetière militaire français en sortie de ville qui rend hommage aux combattants français venus défendre ce territoire. Si l’on a peu l’habitude de le faire en France, se dégage, à près de 2000km de là, un sentiment de fierté de voir son pays reconnu ainsi.

Krusevo

Après cet intermède aussi culturel que chauvin, la route nous mène un peu plus au nord à Krusevo, où nous découvrons cette étrange forme au sommet de la ville, qui fait office de station de ski l’hiver. Fief d’une des révolutions du pays et capitale de la République du même nom, Krusevo est une ville d’histoire dont le Makedonium est le symbole et le témoin. On y apprend alors un peu plus sur un pays auquel on s’attache rapidement et je ne donne pas mon avis. Si la forme intrigue, on est inspiré de s’y rendre. De là, les solutions sont multiples. Se rendre encore au nord, et visiter Stip, Kumanovo, peu inspirant, ou Kriva Palanka, ultime étape de notre périple et sur lequel nous reviendrons, ou migrer vers l’Ouest.

Mavrovo National Park

La route que nous choisissons nous mène finalement à l’Ouest et dans le parc national de Mavrovo, où la nature reprend ses droits et ses attributs. Un relief particulièrement varié, des couleurs qui rendent la forêt sublime, et son lac nourri par les rivières constitue l’endroit principal de la réserve. Si nous guettons le moindre mouvement dans l’espoir d’observer des animaux, nous ne serons pas déçus tant le décor est beau. Un endroit à ne pas manquer, et même à approfondir avec, comme il est possible, de multiples randonnés. 

Tetovo

La suite du parcours nous mène dans la ville la plus au Nord-Ouest, à Tetovo, connue pour sa mosquée et les tapisseries qui ornent l’intérieur. C’est seulement ce que l’on retiendra mais l’expérience fut formidable, d’une part car ce fut ma première visite d’une mosquée, par l’accueil des macédoniens dans leur lieu de culte, et par la beauté du lieu. Si le moment fut bref, j’en garde un excellent souvenir.

Kriva Palanka

La suite et la fin de notre périple (nous ne parlerons plus de Kumanovo, décevante au possible) nous conduit à l’opposée-nord du pays, au monastère de Kriva Palanka près de la frontière bulgare. Le décor est particulièrement réjouissant et ne nous fait pas regretter un temps et un trajet particulièrement long. Encore une fois et si on ne l’a pas assez souligné, le paysage qui s’offre à nous avec la couleur des arbres et des bâtiments constitue un agréable cadre de voyage.

De la frontière albano-macédonienne, à la frontière macédo-bulgare, une semaine de découverte dans les plus importants lieux de Macédoine aura fini par nous convaincre que ce pays méritait d’être visité. Si l’on ajoute à cela des moments et des activités particulières, on ne peut que repartir séduit et surpris. 

DES PLATS, REPLATS ET MONTAGNES

Trois souvenirs précis viennent se joindre à la beauté de ces paysages…

S’agissant du premier nous sommes début Octobre, quand je transite du sud-ouest au nord-est en bus. Ma première traversée des forêts macédoniennes me fait alors découvrir des paysages et des couleurs particulièrement belles et qui rappellent les dessins d’enfant sur l’automne. Du rouge, du jaune, du vert, et du soleil créent des couleurs jamais vues ou que l’on savoure différemment loin de chez soi. Tout le long de la route je réalise que je suis alors dans un pays très naturel et pas encore influencé par la mondialisation. Ces petites rivières également, me laissent penser que de multiples randonnées doivent être possibles et agréables ici.

La première des deux randonnées a lieu au cœur du canyon Matka non loin de Skopje. Après avoir effectué une sortie en bateau au milieu des falaises, nous rejoignons les berges pour profiter du décor et de la nature qui jouxte le canyon. Là, le décor est particulier tant les rayons du soleil qui parviennent à illuminer l’étroit passage entre rochers font briller les couleurs et l’eau. Il s’agit de l’un des endroits à visiter assurément en Macédoine avec Ohrid et la capitale. Plongé dans un décor sauvage, une balade de plusieurs kilomètres offre un décor que je n’oublierai pas, moi qui pensait pouvoir voir ce genre de paysage seulement à la télévision.

La dernière des randonnées a justement lieu sur les hauteurs d’Ohrid peu avant les premières chutes de neige, mais pourtant sous un grand soleil. Nous sommes deux à monter jusqu’à 1700 mètres pour observer de là les deux lacs qui entourent ces montagnes. Une longue sortie de plus de 30 kilomètres dès le lever du soleil pour finalement déjeuner avec une vue imprenable sur le lac de Prespa (de l’autre côté de la montagne). Je me souviendrai d’images particulièrement prenantes rappelant les conditions de vie de la Macédoine comme ces ânes qui accompagnent les agriculteurs qui récoltent autant que possible de quoi se nourrir et se chauffer. Des moments en nature avec des paysages comme le lac d’Ohrid qui fut mon décor parfait pour quelques photos et moments de détente. A savourer ici.

LES GOUTS ET LES COULEURS : BONUS TRACKS PHOTOS

Retrouve, si tu préfères, le résumé vidéo de ma grande découverte de mon pays d’accueil sur la page Instagram de Le Carte de Sim ou ici !

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🗺 Discover all the #trips we've made during our #erasmus exchange in Macedonia 🇲🇰 : From📍Struga – Ohrid – Bitola – Krusevo – Mavrovo – Tetovo – Skopje – Kriva Palanka 𝔸𝕓𝕠𝕟𝕟𝕖 𝕥𝕠𝕚 𝕤𝕚 𝕥’𝕒𝕚𝕞𝕖𝕤 𝕝𝕒 𝕡𝕙𝕠𝕥𝕠 👉🏼 @𝕝𝕒_𝕔𝕒𝕣𝕥𝕖_𝕕𝕖_𝕤𝕚𝕞 𝔽𝕠𝕟𝕔𝕖 𝕖𝕟 𝕕é𝕔𝕠𝕦𝕧𝕣𝕚𝕣 𝕕’𝕒𝕦𝕥𝕣𝕖𝕤 👉🏼 @𝕝𝕒_𝕔𝕒𝕣𝕥𝕖_𝕕𝕖_𝕤𝕚𝕞 ℝ𝕖𝕟𝕕𝕖𝕫-𝕧𝕠𝕦𝕤 𝕖𝕟 𝕓𝕚𝕠 𝕡𝕠𝕦𝕣 𝕝𝕚𝕣𝕖 𝕞𝕖𝕤 𝕒𝕧𝕖𝕟𝕥𝕦𝕣𝕖𝕤 𝕤𝕦𝕣 𝕝𝕖 𝕓𝕝𝕠𝕘 👉🏼 @𝕝𝕒_𝕔𝕒𝕣𝕥𝕖_𝕕𝕖_𝕤𝕚𝕞 #earthstoke #voyageprive #voyage_reveur #merveillesdumonde #vistanow #iamtb #tv_living #interrail #eurail #interraileu #interrail2019 #erasmuslife #erasmess #myerasmus #europe_greatshots #map_of_europe #discover_europe_ #besteuropepics #europe_ig #total_europe #europe_pics #europe_tourist #perfect_europe #travel_europe #incredible_europe #besteurope #discovereu #europe_moments Music 🎶 The Avener – Hate Street Dialogue The Avener – Panama Retrouve les articles ici 👉🏼 https://lacartedesim.home.blog/2019/08/22/la-macedoine-comme-un-gout-de-nature/ https://lacartedesim.home.blog/2019/11/21/la-macedoine-du-nord-a-lheure-du-changement/

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