INTERRAIL : DE LA MER NOIRE A LA MER DU NORD

Pendant près d’un mois, seul et en hiver, j’ai découvert l’Europe comme rarement. De Constanta et la mer Noire en Roumanie, à Bruges et la mer du Nord, embarquez avec moi à la découverte d’un si beau continent.

Décembre 2018 – Janvier 2019

AUX ORIGINES DE MON PROJET

Comme un bon dessert, un jeu vidéo ou nos premières soirées, on en profiterait bien un peu plus longtemps jusqu’à parfois ne pas s’arrêter. Les voyages suivent la même logique et on repartirait bien pour un tour. Comme des habits, une série, un jeu, une destination de vacances, un avis on suit parfois le conseil et les expériences des autres. Un peu comme toujours on ne s’arrêterait pas en si bon chemin et on serait tenté d’emprunter celui des autres. Ayant pu découvrir, pendant ma mobilité en Macédoine, les joies des Balkans, je suis cet enfant qui serait bien reparti découvrir un peu l’Europe, n’ayant été contenté par tout ce qu’il avait déjà reçu.

Un peu comme certain j’ai eu l’idée de partir visiter le continent en train, via Interrail, entreprise européenne que vous ne connaissez peut-être pas, mais qui vous offre une opportunité folle de vadrouiller en Europe, sur une période donnée, avec tous vos transports payés. Pour les plus intéressés je vous conseille même le film du même nom.
Un peu comme certains j’ai pensé à partir pour des villes connues, Vienne, Prague, Budapest. Un peu comme certains je me suis vu tout faire. Un peu comme d’autres j’ai voulu tout prévoir avant de partir.
Mais contrairement à certains, je suis parti seul. Contrairement à d’autres je suis parti l’hiver ou d’autres encore je ne me suis pas arrêté à ces villes mais j’ai fouiné dans des villes et pays que peu des gens découvrent, bien inspiré par un ami Erasmus expérimenté, et quelques recherches rondement menées.

Finalement, comme tout le monde je suis revenu enchanté d’un voyage qui m’a fait découvrir l’Europe différemment. Entre la mer noire, à l’est de la Roumanie, et la mer du nord, en Belgique, voici plus de trois semaines à un rythme effréné marqué par la découverte de villes magnifiques et de paysages époustouflants. Embarquez à bord d’un train en Graz et Ljubljana, entre Salzbourg et Hallstatt ou Timisoara et Budapest pour découvrir l’Est d’une Europe pleine de surprises.

Voici les neuf étapes de mon Interrail 2018-2019 racontées au rythme des pays traversés ! En route mauvaise troupe. 

ETAPE 1 : LA ROUMANIE, DÉPART A QUATRE TEMPS

Bien qu’on assimilerait plus facilement la valse à Vienne depuis que François Feldmann a rythmé les années 1980, ma découverte de la Roumanie s’est déroulée au rythme de la célèbre et classique danse de salon, en quatre temps. Entre sa capitale, sa côte, sa campagne et son histoire, la Roumanie offre différentes destinations pour différentes sortes paysages que j’ai décidé d’assimiler à quatre différentes saisons, comme l’a fait Vivaldi. La valse et la musique, encore. De l’art, divers et varié. 

Bucarest : printemps

Si je devais choisir une saison à rattacher à la capitale roumaine, je choisirais le printemps. Celui-là même qui voit la nature renaitre, comme le fait la capitale pour une pays dont l’économie elle aussi repart peu à peu. Bucarest est une capitale qui se réveille, qui se relève après une importante période communiste marquée par la gouvernance de Ceausescu, et aujourd’hui renaît de ses cendres. Bucarest, c’est cette ville où l’on apprécie se balader dans de multiples parcs aux différents coins de la ville, comme à la période des beaux jours, peu avant la chaleur étouffante de l’été.

C’est une ville dont le cœur historique est séduisant. On y voit là un héritage communiste important, auquel s’ajoute des origines latines et antiques. Car non seulement la langue se base sur des racines latines reconnaissables, certains bâtiments, et édifices religieux nous ramène à cette période lointaine de l’histoire. Un joli et charmant mélange de différentes origines qui font de cette ville et de son histoire, une richesse indéniable pour un pays qui se reconstruit après des années de transition. Vous serez assurément marqué par son Palais du Parlement impressionnant et certainement LE bâtiment à ne pas manquer dans la capitale roumaine. Quoi de mieux pour le découvrir que de se rendre à ses pieds, dans un des marchés de Noël de la ville pour nous y accueillir. Si l’hiver est (très) frais en Roumanie, je conseille alors de se réchauffer autour d’un vin chaud et ces fameux kürtőskalács (en hongrois pour les plus à l’aise) ou cozonac secuiesc. Qu’importe, ce « printemps » roumain se supporte en hiver, car l’on s’y plait franchement bien, et que les projets de balades se multiplient tant la ville offre de nombreuses possibilités de bouger.

Les Carpates : hiver

On assimile généralement les montagnes à l’hiver, voire à l’été. On m’avait conseillé, avant de me rendre en Roumanie, d’éviter les montagnes en hiver, difficilement praticable et très fraiches. Il n’y a pas de voyage sans prise de risque. Nous l’avons fait. Pour une belle et bonne raison. Au-delà du trajet en train au départ de la capitale, qui nous aura fait traverser d’incroyables montagnes enneigées peu avant Noël, ce sont ces deux célèbres villes, Brasov et Bran, connues pour abriter le château de Dracula qui nous auront offert le temps d’une journée, un avant-gout des si connues Carpates ou de nombreux randonneurs s’aventurent l’été. Dans une région sauvage ou logent de nombreux ours, découvrir ce château réputé à l’atmosphère particulière et cette petite ville de Brasov, charmante et colorée fut une sympathique expérience. Car finalement, les Carpates à grimper vers le nord du pays, se rapproche de la Moldavie et de l’ouest de l’Asie et des régions particulièrement montagneuses. L’Asie justement, pas si loin par la terre, pas si loin par la mer.

Constanta – La mer Noire : été

Ah, l’été : la plage, le bruit des vagues, l’eau bleue translucide, le soleil, la côte et ses villages rendus vivants par les petites places bondées de touristes attablés. Ils sont certainement nombreux, les roumains à se rendre à Constanta les beaux jours venus, la chaleur revenue. Mais pourquoi pas l’hiver une laine (ou deux peut-être) en plus, deux trois touristes en moins, des degrés aussi. Mais la ville ne change surement pas, et son remblai si charmant avec son vieux casino esseulé au bord de l’eau et dont le bâtiment impressionne, nous ressource malgré la fraicheur hivernale. Alors on se prend à apprécier une ville côtière en hiver, le jour de Noël, au moment de découvrir la mer noire dans un pays lointain. Voilà maintenant 6 mois que nous avons quitté le soleil et les plages mais l’on y retourne dans l’esprit. L’envie de tremper les pieds dans l’eau, de boire un verre, et pourquoi pas y revenir l’été. Une belle saison. 

Timisoara : un parfum d’automne

C’est une saison qui emporte avec elle la fin d’une (belle) histoire, la fin des beaux jours. C’est une saison morose, une saison pluvieuse. C’est pour beaucoup celle qui passe le moins rapidement.  C’est une saison colorée par les fleurs et les arbres qui fanent. 

Timisoara, c’est un peu cela. Colorée, par ses bâtiments qui annoncent l’Europe centrale lorsque l’on arrive de l’Orient. C’est une ville qui marque un tournant, dans mon aventure, et dans l’histoire roumaine. C’est d’ici que « l’été » communiste de Ceausescu a commencé par prendre fin, la révolution émergent par l’Ouest roumain. C’est ici que j’y ai connu la pluie. Le début de la solitude et le grand départ vers l’Ouest pour 23 jours. Car avant, c’était en train, c’était bien, mais là c’est différent. Et comme la saison (l’hiver ndlr) était propice au marché nocturne, s’y balader le soir après avoir découvert la ville nous rappelle une dernière fois avant de migrer, que la Roumanie est loin et loin d’être décevante…

ETAPE 2 : PRAGUE, JOYAUX D’EUROPE

Après une longue journée de train, un peu plus à l’Ouest je pose mes valises en République Tchèque dès le lendemain (n’ayant pas voulu m’attarder sur les musées roumains sur la ville et la révolution notamment et sans doute très intéressant). Si l’on connait peu le pays, à l’Est de l’Allemagne et au nord de la Slovaquie, sa capitale nous met de suite au parfum. 

Sur le chemin qui me mène de la gare à mon hébergement, je découvre, déjà, la beauté d’une ville dont j’aperçois le musée d’histoire naturel, qui donne vue sur une superbe artère de la ville. Les bâtiments colorés se succèdent. C’est alors la première fois que je visite une ville si colorée par les bâtiments qui ornent des rues si plaisantes à découvrir. Ce même plaisir qui m’aura valu tout de même plus de 25km de marche dans la journée, de la place de la vieille ville, au château de l’autre côté du Vltava, traversé par le si célèbre Pont Saint Charles. 

Pour faire bref, rapide et concis, disons que Prague est la première et la dernière ville de ce voyage a m’avoir autant plu. Cette ville recèle d’endroit à découvrir et à photographier, à observer. Des hauteurs de la ville, côté château, son opéra, ou sa maison de la dance, le mur de John Lennon, le quartier du Pétrin, et j’en passe. Autour d’une rivière qui divise la ville en deux parties si intéressantes les unes des autres, Prague se construit entre rues pavées, colorées, entre bâtiments religieux et historiques. Elle garde un côté sauvage grâce à ce cours d’eau justement, mais aussi par les parcs qui garnissent la ville de verdure qui entoure la ville et notamment en destination du zoo et du Palace Troja. 

Finalement, cette ville est pour moi un incontournable en Europe, si belle, charmante et attractive. La coût de la vie est relativement peu élevé par rapport à d’autres pays, la ville vaut clairement le détour par rapport à certaines de ses voisines européennes. Alors en couple, entre amis, en famille ou même seul, faites comme moi et reparti conquis par une ville que je n’avais pas envie de quitter un 31 Décembre… le moment venu de prendre la route vers le sud, et déjà mon huitième train en 4 jours, ce qui n’est pas lassant, mais reposant après plus de 40 kilomètres de marche en deux jours de visite de Prague. 

ETAPE 3 : BRATISLAVA

La route qui me mène au départ de Prague vers la Slovaquie n’est pas très longue. Après une nuit raccourcie d’une heure, moi voilà dès l’aube ou presque en terre slovaque pour y visiter rapidement la capitale avant de reprendre la route et les festivités de la nouvelle année. 

Proportionnellement à sa taille, le pays est peu connu. En effet, alors que certains confonde le pays avec la Slovénie (voir plus loin) et sa capitale imprononçable, la Slovaquie et Bratislava, entre République Tchèque et Hongrie contient plusieurs villes importantes comme Brno notamment et une région plus sauvage avec un parc naturel. 

Mais c’est bien Bratislava que j’ai visité, avec notamment son château duquel on observe la vallée du Danube avec au (très) loin Vienne en face (même si la frontière autrichienne se situe de l’autre coté des berges). Plus haut encore, on peut se rendre auprès du Slavin un bâtiment érigé en mémoire au soldat soviet voilà plusieurs années et important dans l’histoire du pays. Mais je dirai que c’est à se rapprocher de la vieille ville que l’on profite réellement des charmes d’une capitale de l’Est, colorées, aux rues étroites. On pourra y apprécier notamment la porte Michael, le palais présidentiel et sa relève de la garde, comme dans bon nombre de pays européen que j’ai pu visiter (Hongrie, Grèce, Angleterre), ou encore la fameuse et intrigante Église St Élisabeth. 

Si la ville se visite rapidement, alors elle vaut le détour. On ne sera pas déçu d’y avoir passé une belle journée de visite sans pour autant avoir envie d’y rester plus longtemps. Je ne regrette pas d’y être allé, entre deux trains vers Budapest, cela m’aura permis d’ajouter un pays et une capitale de plus à ma carte, et le plaisir des yeux en prime. L’heure du changement approche. Avant que les douze coups de minuits ne retentissent, vient la sonnerie du quai de la gare. Train 9, pays 4. La route continue. Rendez-vous en 2019 !

ETAPE 4 : BUDAPEST

C’est le matin le plus difficile que j’ai eu à vivre depuis la Roumanie. Nous sommes le 1erJanvier 2019, la nuit a été plus courte que prévue et après 3 jours de rush et de longues marches, un repos s’impose. Je suis accueilli par une troupe Erasmus que j’avais eu l’occasion de rencontrer lors de précédentes excursions. Par conséquent, l’ambiance ne change pas vraiment. 

Ce premier janvier est un jour de repos, mais dès le lendemain je reprends avec plaisir ma visite de l’est de l’Europe. Buda et Pest au programme. Deux côtés du Danube. Je commence par Buda par le Liberty Bridge, sa colline de Gellert, sa citadelle, son bastion des pêcheurs, le château de Buda et sa vue imprenable sur la Parlement jusqu’à son pont Marguerite qui donne accès à Sziget pour les plus estivaux et les plus fêtards d’entre nous. De belles vues sur la Danube s’offrent à nous de ce côté-là de la ville. J’ai la chance de profiter d’un temps parfait pour commencer l’année et aucun nuage ne vient gâcher le plaisir de la première visite de l’année. 

Une fois la bascule effectuée côté Pest, je découvre alors la grandeur du Parlement, dont on voit des images un peu partout. Il faut dire qu’il est impressionnant et très beau. Un des plus impressionnant bâtiment que j’ai pu observer durant ce voyage. Plus loin sur ma route, je découvre la Basilique St Stephen, si jolie et qui nous rappelle un peu certains bâtiments parisiens. Bien plus à l’ouest, la place des héros et son parc attenant donne une image plus tranquille de la capitale hongroise. J’apprécie personnellement ces moments de balade dans la verdure d’une capitale, comme je l’avais fait à Prague. C’est une habitude qui s’est vite prise et que je savoure à chaque possibilité. 

Avant de partir, passage obligatoire par un ruin bar, l’un des plus importants de la ville, que j’aurais eu le plaisir de découvrir grâce à ma guide d’exception. L’heure de repartir vers la gare (la troisième de la ville que j’emprunterai après être arrivé de Roumanie, parti vers le nord, et désormais vers l’Ouest). M’attend l’Autriche, dont j’ai pu observer l’influence historique dans mes deux derniers pays. J’ai hâte.

ETAPE 5 : L’AUTRICHE : LA BEAUTE FROIDE (PARTIE 1)

Vienne

Si je devais découper mon voyage, je dirais que se tourne alors la première page de ce voyage. Fini le temps sec, ensoleillé et froid. Place désormais à la neige, à l’humidité, et au vent. Je dirais aussi qu’après avoir ouvert la première partie par une valse à quatre temps, j’ouvre celle-ci avec les valses de Vienne. Je dirai que j’attaque également une partie plus sauvage et montagneuses. Plus de neige, de fraicheur, de nature. La partie la plus belle, mais la partie la plus dure. 

Je pose bagages à Vienne après moins de deux heures de train (!) depuis Budapest. Il y une vent glacial amplifiée par une légère neige gelée. Il fait bon rentrer au chaud, avant, demain dès l’aube, de repartir à la découverte des plus beaux endroits d’Europe. Je crois ce trajet gare – auberge n’aura jamais été aussi délicat entre la neige, les chaussures humides, le froid, et le GDP du téléphone, lui aussi semble-t-il rafraichi (un peu trop). Mais que c’était bien. 

Ah que oui c’était bien. 9h00 nous sommes le vendredi 4 Janvier. Je ne prépare pas mes partiels. Je ne visite pas ma famille. Je me rends au Schönbrunn Palais. Le Versailles autrichien, voilà ce qui m’en reste. Sous une fine neige, je découvre l’intérieur d’un château qui en vaut la peine, avant de me rendre dans les jardins enneigés, mais bien structurés. Ses fontaines aussi qui auront d’ailleurs vallu à une touriste un peu trop téméraire, un bain un peu frais et inattendu la glace n’étant pas si solide qu’on le pense. Du haut du jardin, pouvoir observer le château est une chance et un souvenir incroyable. Le petit palais nous rappelle le Trianon de Versailles étant éloigné du château, tout en restant dans le parc. Ce palais fut une entrée en matière plus que satisfaisante d’une ville qui a parfaitement répondu à mes attentes. En cette fin de matinée, après une visite d’au moins deux heures, je me rends dans l’hyper centre de la capitale autrichienne. Au cœur de la ville, je prends plaisir à photographier le Palais Belvédère, le Palais Hofbourg, la cathédrale St Stephen, la façade son opéra, le Rathaus, la Karlsplatz, la librairie nationale, le Graben, le Parlement, le Palais impérial et j’en passe. J’attendais de Vienne une ville au patrimoine historique et architectural important et c’est peu de dire que je n’ai pas été déçu. 

Après une longue journée de marche et bientôt la fin de la visite, je prends un peu de temps pour poster les cartes de Sim, bien manger et boire un petit verre. Il n’y a pas de petit plaisir. Je fais le bilan de ce qu’il me reste pour le lendemain et prépare à nouveau la suite du programme. Voilà une soirée banale pour ce voyage qui ne l’était peu. Sitôt arriver dans une ville était déjà venu le temps de prévoir le prochain départ. Je sais déjà ou je mettrai les pieds, la question est de savoir quand. 

Par chance, dès le lendemain matin j’ai pu me rendre rapidement sur les traces de ces si connues maisons colorées excentrées dans Vienne et autrement appelées la maison Hundertwasser. Vous avez déjà surement vu cette façade si particulière, mais plutôt réussie. Une belle note de fin pour en finir avec une capitale qui aura été à la hauteur de mes exigeantes attentes pour un pays particulier de l’histoire de l’Europe. 

Avec le recul et avant de prendre la route, Budapest n’est que l’enfant de deux parents Prague et Vienne. Alors pour ceux qui ont aimé l’enfant, les chiens ne font rarement des chats. Partez donc découvrir ces deux superbes capitales qui vous plairont à coup sûr.

Graz

Train : 11 – ville : 9.

5 Janvier 2019. 

J’arrive à Graz alors que le soleil ne me laisse que quelques longues minutes pour m’installer et repartir vite, déjà, m’aventurer à la découverte d’un des châteaux de la ville.  Le temps presse, mais les transports me favorisent le travail. Cela me permet d’ailleurs de dire que les transports en commun de ces pays-là sont super accessibles, rapides et plutôt propres, ce qui change de nos habitudes… Ceci, je profite donc des quelques instants avant que ne commence ne crépuscule. Je découvre donc quelques minutes après mon arrivée et de tram, le château d’Eggenberg, excentré de Graz mais qui offre une belle entrée en matière pour une ville relativement méconnu. Au-delà de l’imposant édifice central, ses jardins, sa cour intérieure, et sa couleur sont autant d’éléments qui ajoutent du cachet à un site qui me donne envie de me traverser la rivière et de découvrir le centre historique. 

C’est ce à quoi je m’attache au matin du 6 Janvier, c’est un dimanche mes souvenirs, puisque je suis parmi les quelques marcheurs et riverain à venir se promener dans le centre de la ville. Le contexte éclipse certainement le dynamisme d’une ville située entre Vienne et ma prochaine destination, deux capitales, mais cela ne gâche pas le plaisir des yeux, de voir bâtiments et soleil éclairé les rues de belles couleurs. Le chemin qui me mène jusqu’au Schlossberg (comprendre « mont du château » pour ceux qui ne sont aller à Graz ou n’ont pas fait allemand) est pentu mais aussi formateur puisqu’il me permet d’errer dans les rues vides de la ville. 

Finalement, pour une étape de transition entre deux capitales européennes, je quitte la ville peu après la mi-journée l’esprit satisfait d’avoir pris de mon temps et de mon énergie pour les consacrer à cette petite ville européenne peu connue. D’ailleurs, en tant que récent ex-erasmusien, je vois cette ville comme la parfaite location pour un étudiant : sympa, dynamique, joli, pas immense, dans un pays top, pas loin d’autres superbes pays et de la capitale, pas loin des montagnes, bref, le bon compromis. 

ETAPE 6 : LA SLOVENIE : ENTRE NATURE ET DECOUVERTE

C’est sûrement votre prochaine destination de vacances après avoir lu les prochaines lignes qui suivent. Bienvenus en Slovénie ou la plus belle découverte de ce périple. J’y ai déjà découvert que je pouvais prononcer correctement la capitale la plus difficile à orthographier de toute l’Europe, Ljubljana, petite capitale du pays. J’ai ensuite et enfin découvert que ce pays détenait l’un des plus beaux joyaux du continent, Bled. Je ne sais pas si j’ai passé plus de 48H dans ce pays, poussé par l’envie d’avancer et de découvrir encore et toujours plus, mais une chose est sûre, j’y retournerai bien, et j’appuierai sur pause le temps de rallonger ce moment qui fut merveilleux, en tout point. 

Ljubljana

C’est en milieu d’après-midi que je pause les pieds en terre slovène dans une capitale aussi jolie que son nom est imprononçable, donc. Sur le chemin qui m’a conduit jusqu’ici, j’ai pu apercevoir les montagnes qui constituait ce pays que l’on retrouve fort logiquement souvent dans les compétitions de ski. J’ai fait le choix (que je regrette un peu aujourd’hui) de ne pas m’arrêter à Maribor, une ville importante du pays, pour arriver rapidement dans la capitale. 

Un mal pour un bien : Sitôt arrivé me revoilà repartir le long des canaux de la ville qui entoure la colline sur laquelle est posé un château que je retrouverai au crépuscule. Ljubljana est une petite capitale européenne calme et dynamique, simple et riche, naturelle et historique. On se plait à marcher le long des canaux et des ruelles qui jouxtent le chemin menant au château, on découvre des bâtiments de charme et des places spacieuses, on apprécie observer les montagnes qui encerclent une capitale à taille humaine.

C’est du château que l’on se rend finalement compte que la capitale slovène est une petite ville pour son statut, que les montagnes ne sont guère loin et que c’est encore plus beau quand le soleil vient plonger derrière elles, rappelant d’autres couchers de soleil, et d’autres souvenirs de voyages. Du haut de la colline, j’ai assisté à ce coucher de soleil qui a refermé de premiers très beau moments dans un pays que je savais beau, mais que je n’imaginais pas autant. La suite de la découverte n’en sera que passionnante.

Au petit matin, après avoir vu le soleil nous quitter la veille au soir, je retrouve et accueille le soleil parmi nous au moment où je commence à errer dans les rues de la ville. Je retrouve le bâtiment qui apparait sur la pochette de mon ticket interrail et je me dis que j’ai alors accompli un must de tout touriste et vadrouilleur. Je termine assez rapidement et aisément de découvrir une ville où je resterai bien quelques jours de plus. Ce pays ne me donne pas l’impression d’être pauvre mais plutôt sain et développé, ce que je confirme au cours du court trajet en train qui m’attend. 

Ljubljana c’est terminé, mais je compte bien y retourner. 

Bled

Nous sommes le 7 Janvier 2019 et dans mes souvenirs, certains commencent leurs examens. C’est le temps fort de tout le monde. Le mien à n’en pas douter peut-être qu’il me marquera même bien plus que certaines épreuves. Je viens d’arriver dans le plus bel endroit que je n’ai jamais découvert. Si le nom peut faire sourire certains, l’endroit fait pétiller les yeux tellement il est fascinant. Si vous avez peut-être déjà vu une image de cette île au milieu d’un lac sachez que c’est en Europe, en Slovénie. Rarement je n’ai été aussi muet face à tant de beauté naturelle. Ce qu’offre la Slovénie en termes de paysage et de côté naturel est particulièrement bluffant. 

C’est pourtant en pleine hiver, en pleine semaine, que je me suis rendu à Bled. Histoire d’ajouter encore plus de charme à un endroit qui n’en manque pas, la tranquillité du lieu à cette période facilite le repos, la détente et la visite. Les quelques kilomètres nécessaires pour faire le tour de l’ile se font ainsi facilement sur les chemins installés. Une tranquille apaisante, reposante. Un lieu si beau, que l’on observe du haut du château de Bled, des hauteurs dans les montagnes ou des rives du lac, partout la nature et la tranquillité est là. Et puis ce bâtiment au milieu, si intriguant et qui donne encore plus de particularité au lieu. 

Bled est alors, 10 jours après avoir débuté ce tour de l’Europe, l’endroit parfait ou je me serai vu rester quelques jours dans l’un des lieux de villégiature du lac, histoire de se reposer au calme, dans un décor sauvage. Car c’est véritablement ce que m’a procuré la Slovénie durant ce cours passage, une force de la nature. Une belle découverte dans de paysages que je ferai bien découvrir !

ETAPE 7 : L’AUTRICHE : LA BEAUTE FROIDE (PARTIE 2)

Bien lancé à la découverte de paysages sauvage et de villes charmante, je poursuis donc mon chemin vers le nord, et quelques kilomètres qui me conduisent à la frontière autrichienne (Villach) où je prends alors un train pour Salzbourg, ville de Mozart, dans une région qui m’accueillera alors pour plusieurs jours puisque m’attend un triptyque autrichien pour ce deuxième passage.

Salzbourg

L’histoire commence avec ma ville d’accueil, que je découvre en une longue journée de marche, puisque la ville, de taille moyenne, est constituée d’un centre-ville situé au pied de plusieurs collines sur lesquelles se dressent des monuments immanquables, desquels on observe le début des alpes autrichiennes. Au milieu, un cœur de ville assez riche et commerçant et une rivière dont les rives ne sont malheureusement que guère aménagées. Entre différent point de vue, différents magasins, mais surtout entre différent monuments et statues, on comprend l’importance de la ville dans l’histoire et dans la région. A mes yeux la ville ne nécessite pas plusieurs jours de visite en elle-même mais elle se situe dans une région attractive, de part sa proximité avec Munich et l’Allemagne ou avec les Alpes qui recèlent de petits lieux à découvrir.

Hallstatt

C’est justement vers ce genre de petits lieux que je me lance dès le lendemain de la visite de la ville. Dès l’aube, puisque le trajet est assez long, je navigue le long des montagnes pendant que les villages autrichiens se succèdent. Après quelques deux heures de trajets et de galères causées par la neige, je peux enfin profiter d’un décor incroyable. Les dizaines de centimètres de neige sont venus blanchir une campagne sauvage où se dressent quelques chalets dans un petit bourg posé le long d’un lac. Le chemin côtier offre quelques points de vue sur le village qui à toute saison offre un paysage superbe. Ici, les chalets se compte en dizaine mais leur prix en millions. Un peu comme Gstaad en Suisse, Hallstatt est un lieu de villégiature luxueux en Autriche. Il faut dire que le décor nous fait comprendre pourquoi l’endroit est prisé. Comme à Bled voilà quelques jours, les bords du lac invitent à la tranquillité, au repos, au recul. Il nous invite à aimer ces hivers froids, rugueux, à aimer ces montagnes blanchies et ses sapins immaculés, à aimer la nature, sa végétation, ses lacs, ses animaux. Il nous invite surtout à aimer l’Autriche, puisque le chemin qui nous mène jusque-là nous fait découvrir de nombreux lacs le long des montagnes. Il nous invite à revenir en été, sous un grand soleil mais dans la fraicheur plutôt que dans la froideur de l’hiver. 

Innsbruck

La froideur qui s’invite également un peu plus à l’ouest dès le lendemain à Innsbruck avec un vent glacial qui vient donner à la pluie un goût amer aux visites. Je suis alors dans une ville sportive, dynamique, qui me rapproche de l’Allemagne, de la Suisse et de la France, mais pas par le climat. Innsbruck venait alors tout juste d’accueillir de difficiles championnats du monde de cyclisme, et l’on comprend pourquoi, tant l’inclinaison des pentes et des montagnes dans la ville sont importantes. Du centre on aperçoit certaines stations de ski. Il ne faut pourtant pas trop lever le nez puisque les avions survolent de peu la ville. 

Au-delà de ça, la ville est particulièrement colorée, surtout autour de la rivière et son centre très dynamique. Certains bâtiments charment et contrastent avec l’image que l’on pourrait avoir de l’Autriche. Entre église, tour, vieux immeubles, arche en hommage à l’histoire de la ville, il y a de quoi voir dans une ville qui conclue définitivement la page autrichienne de ce voyage. Et je dois honnêtement admettre que j’attendais moins de l’Autriche qui m’a totalement surpris par sa richesse en paysage et bâtiments. Je recommande ce pays pour tout (ce qu’il offre) et pour tous. J’y retournerai volontiers, même si j’en déjà pas mal vu. 

ETAPE 8 : L’ALLEMAGNE – CA VOUS GAGNE

Cela devait être le dernier pays avant le retour en France, les dernières rudes étapes, mais l’Allemagne m’accueille ensuite pour 10 jours de visites culturelles après avoir profité de sublimes paysages. De la Bavière à Cologne, de la neige à la pluie, des montagnes aux plaines, du Sud au nord, c’est une longue page de ce voyage que j’ai écrite outre-Rhin. Et pour commencer la transition fut légère. 

Füssen

C’est en effet à Füssen, petit village perché non loin de la frontière autrichienne, que je réalise ma première excursion allemande. Je suis venu ici sur les conseils du parrain de ce voyage, mon pote Erasmus. C’est lui qui m’a vendu un décor incroyable avec de magnifiques châteaux. Près de deux heures de train durant, j’ai pu observer la campagne bavaroise au départ de Munich, sous une abondante couche de neige. Dès mon arrivée, je pars à la découverte de ces deux édifices perchés sur les premiers flancs de montagnes à quelques kilomètres du centre de la ville. La route qui m’y mène me fait découvrir une campagne blanchie par un joli matelas de neige, que la météo vient renforcer par sa fraicheur et son soleil. Au pied du château, on peut alors observer cette plaine du matin blanchie de toute part. 

Quand vient la visite du château de Neuschwanstein on doit dire que l’on ne peut d’ores et déjà n’être que charmé par l’endroit. Si l’intérieur du bâtiment ne vaut pas son apparence. Qu’importe, de l’intérieur on observe encore et toujours les lacs des montagnes enneigées, le paysage de la plaine ou la blancheur du décor. L’atmosphère est particulière puisque la saison nous laisse plonger dans des décors de films. Bien que malheureusement la route qui mène au spot le plus adapté à la photographie de ce château soit fermée l’hiver on ne peut regretter de s’être rendu, dans, à mes yeux, l’un des plus beaux châteaux d’Europe. Un peu plus loin, se révèle le château Hohenschwangau dont les murs jaunis viennent donner de la couleur et du peps à un paysage blanc et vert. De celui-ci on aperçoit le premier et le plus haut perché des deux bâtiments. Plus petit, il est parfaitement adapté à une fin de journée devenue longue et éprouvante. La route du retour sera reposante, et c’est bien mieux comme cela. 

Dachau

J’entame ma troisième semaine de voyage, mon 24èmetrajet en train. C’est un jour particulier que ce 12 Janvier 2019 ou la programme de jour contraste totalement avec celui des semaines précédentes. Puisque l’histoire est le fondement de l’Europe, de notre histoire, j’ai décidé de me rendre sur les lieux du camp de Dachau, à 20 minutes de Munich. Je ne rentrerai pas dans les détails si impudiques et déplacés pour décrire le lieu, mais je témoignerai plutôt d’une forte émotion au moment de découvrir l’organisation, la structure du camp, ainsi que d’apprendre de nombreuses informations sur place, grâce aux éléments à disposition des visiteurs. Rarement un lieu ne m’avait procuré autant de tension et imposé un respect. Fier d’avoir accompli une part du devoir de mémoire propre à chacun, cette découverte fut pour moi un moment de culture et de citoyenneté important. Bouleversé par la matinée passée sur les lieux, je quitte la petite bourgade de Dachau aux alentours de la mi-journée pour me rendre vers ma prochaine destination, qui au départ ce matin, n’avait pas été prévue. Bouleversé, j’ai dit…

Ingolstadt

C’est un nom de ville qui ne parlera qu’à très peu de connaisseurs. C’est une ville dont on ne parle peu, dont on ne parle pas. Ingolstadt est une ville allemande située à deux heures en train de Munich et dont les particularités et les charmes n’irriguent pas les guides touristiques. Et pour cause, la petite ville ne bénéficie pas d’atouts déterminants qui attirent. Qu’importe, je retiens de cette journée l’apprentissage d’une partie de l’histoire allemande et la visite d’une ville quelconque. Une journée qui apprend, ce fut un bel enseignement. Voilà maintenant plus d’une semaine que je n’ai pas visité de métropole, il en est désormais temps. 

Munich

Temps maussade, tant pis, tempête. Munich. 

Alors que la solitude commence à se faire ressentir et la fatigue aussi, Munich marque pour moi le début de la fin de mon expérience allemande. Fatigué par la pluie incessante le premier jour de ma découverte de la ville, j’écourte cette visite pour me mettre à l’abris et me reposer. Le lendemain, le temps s’y prête un peu mieux et je peux alors découvrir une ville charmante et dynamique, à l’identité bavaroise présente, aux nombreux bâtiments importants, à ses parcs et ses verdures, à sa célèbre Marienplatz, à son célèbre Oktoberfest ou encore à ses bières. Munich m’accueille donc pour deux jours de visite au rythme de longues marches et de nombreuses découvertes. J’apprécie cette ville au moment où je commence à ressentir le besoin du changement. Ce n’est pourtant pas la faute d’une ville véritablement plaisante, mais la saison et la fatigue ont emporté mon énergie. J’emporte avec moi des souvenirs positifs de Munich et de la Bavière, que j’aurais et que je pourrai à nouveau découvrir à l’avenir. Il est simplement le moment pour moi de remonter vers le Nord, qui me permet de retrouver une forme d’excitation avant une ultime étape.

Cologne

Il ne s’agit que d’une ville étape, de transition entre Allemagne et Belgique mais sur le long chemin entre Munich et la Belgique, je fais le choix de m’arrêter sur les terres de l’une des plus impressionnantes cathédrale d’Europe, à Cologne. Si je ne pousse pas la visite et la découverte de la ville vraiment plus loin, c’est simplement parce que je suis très enthousiaste à l’aube de ma dernière étape, et que la page allemande doit véritablement se tourner. Je garde néanmoins une image positive de l’immense cathédrale à côté de laquelle je me sentais, encore une fois, minuscule. Après cette longue période allemande il est temps pour moi de trouver un second souffle, un dernier souffle. 

ETAPE 9 : LA BELGIQUE : RETOUR EN FRANCOPHONIE

C’est la dernière page de ce voyage et je dois dire qu’elle n’était absolument pas prévue. Je l’invente en même temps que je l’écris puisque je n’avais jamais prévu, en préparant rapidement de road trip, d’atterrir en Belgique. Mais l’opportunité s’est présentée alors que l’Allemagne et la solitude commençaient à ternir trois semaines de vadrouilles et quelques trois cents kilomètres de marche. Alors tenté par la Venise du Nord, je me suis laissé aller à inventer un séjour rapide et intense dans les Flandres et le Nord de la Belgique. Je me rapproche aussi de la France ou son confort commence à manquer moi l’éphémère nomade. 

Gent

J’ouvre cette page par Gent, connu pour la course cycliste qui porte son nom. Et cela se ressent dans les rues de la ville ou la pluie fine ne perturbe pas les très nombreux cyclistes. Ici je découvre un univers ou je me plairai bien vu que les cyclistes sont largement plus nombreux et pris en compte qu’ailleurs (même si j’ai vu à Munich un allemand tenter de se déplacer sur plusieurs centimètres de neige en vélo). La ville regorge de petite ruelle de charme, d’endroit ou de places où l’on se plait à observer chaque recoin des bâtiments, chaque pierre, chaque couleur. Le long des canaux je reprends mon chemin vers la gare, pour ce qui sera, au crépuscule, l’un de mes derniers voyages en train…

Bruges

Je me réveille à Bruges avec une énergie débordante à l’heure où je m’apprête à découvrir l’une des villes qui m’attirait le plus en Europe. La Venise du nord comme on la surnomme est constituée de nombreux canaux auquel il faut ajouter une influence architecturale flamandes que l’on retrouve de Lille jusqu’aux Pays-Bas. Comment ne pas être charmé par cette ville à taille humaine où l’on circule majoritairement à vélo, le long des canaux, ou bien à travers les multiples places de la ville. Le cœur de Bruges est à n’en pas douter l’un des endroits les plus reposants et sympathique que j’ai eu à visiter. Pour mon plus grand bonheur. Revigoré, je décide même de ne pas rester un soir de plus sur Bruges, mais de découvrir une troisième ville belge. Avant de mettre définitivement les voiles. 

Anvers

Je suis parti d’Angers voilà quelques mois pour le finir mon voyage à Anvers. Je finis la tête à l’endroit et le corps à Anvers, fatigué, épuise même. Pourtant, dès l’aube, je me lande dans une marche dans les ruelles de la ville portuaire de Belgique qui ne sera pas un moment désagréable dans ma journée, pourtant sous une pluie fine, pour conclure ce voyage de plus de trois semaines. Au moment de rentrer dans la gare d’Antwerp (en flamant), certainement la plus belle que j’ai visité d’ailleurs, je conclus une intense et fatiguant voyage. Je referme d’immenses et éblouissants souvenirs. Les portes de mon ultime train se referment comme l’un des voyages les plus fous de ma jeunesse. Je viens alors de traverser l’Europe que j’ai découvert comme jamais je n’aurais imaginé. Je viens de vivre un voyage que je n’aurais pu imaginer ainsi. Le voilà terminé mais je m’imagine déjà repartir entre amis, au rythme de superbes destinations que je viens de découvrir. 

Voilà une heure que la porte du train s’était refermé quand celles de la France s’ouvre à nouveau pour moi. Après avoir pris gout aux voyages et à la vie de vagabonds, j’étais revenu en francophonie pour atténuer ma solitude. Je viens de franchir la frontière, me voici de retour en franco-folies.

AUX ORIGINES DE VOS PROJETS ?

A toi l’assoiffé de voyages, toi, le baroudeur encore méconnu, le chercheur d’aventures, l’européen festif, toi le téméraire vagabond.

Toi qui n’as pas encore vu ce que l’Europe t’offre à deux heures en avion de chez toi, toi qui n’as pas encore gouté au plaisir d’une vie abordable et festive, décomplexé, simple.

A toi qui n’as pas encore découvert des paysages incroyables dans les montagnes d’Europe, en Slovénie notamment, toi qui n’a pas encore gouté l’histoire autrichienne, la bière belge ou allemande, les spécialités culinaires tchèque, hongroise, toi qui n’a pas pris le temps de découvrir des capitales imprononçable.

Toi qui n’aimes pas voyager mais qui n’a pas encore gouté au train et à l’itinérance européenne, toi qui n’as pas mélangé diverses langues. Toi qui n’aimes ni visiter de trop, ni t’affaler à longueur de temps sur une serviette.

A toi qui rêves de vivre une aventure que l’on ne voit que dans les films (« Interrail »), toi qui rêves de rencontres, de partages, entre amis, entre étrangers.

A toi qui rêves de traverser l’Europe du Nord au Sud, d’Est en Ouest, à toi qui rêves de découvrir l’Europe au rythme des festivals estivaux. Toi qui rêves de nature, de tranquillité. 

A toi, l’amoureux des langues, à toi qui rêves de Roadtrip improvisé, à toi qui rêves de liberté, à toi l’aventurier, cette aventure est pour toi. Je n’ai découverte qu’une partie précise de l’Europe mais d’autres t’attendent, les Balkans, le Nord, le Royaume Uni, le grand Est. Je ne fais pas la promotion d’une marque loin de là mais celle d’une expérience personnelle remplie de libertés, de simplicité. Une nuit ici, une nuit-là. Une visite culturelle, une soirée arrosée. Amsterdam, Copenhague, Bruxelles, Berlin, Budapest, Prague, la Croatie, la Grèce. Tout, partout. Ce mode de voyage est assurément fait pour toi, si tu coches l’une de ces critères.

Je sais que je repartirai sur les mêmes routes avec des amis, à un rythme moins soutenu que celui de mes visites, et certainement plus soutenu par la festivité. La route des festivals, Amsterdam – Athènes avant un peu de repos, tout est possible. Pour toi, pour moi. Pour vous, pour nous. Pour tous.

C’était top. Fais comme moi et prends un prochain pass, pour t’éclater dans un continent que l’on sous-estime parfois un peu trop. Perso, l’Europe du Nord m’attend….

Alors, tu pars où ? Quand, et avec qui ?  

6 réflexions sur “INTERRAIL : DE LA MER NOIRE A LA MER DU NORD

  1. Ça fait longtemps que j’ai envie de faire un interrail pour découvrir l’Europe ! A part l’Espagne je n’ai absolument rien fait d’autre 😮
    Encore un autre projet en tête, je vais pas avoir assez d’une vie pour tout faire x) va falloir que je regarde ça de plus près pour sélectionner mes villes etc y’a trop de choses à voir aussi par chez nous !

    Aimé par 2 personnes

  2. Magnifique voyage ! (Lubjana, c’est pas si difficile, il suffit de prononcer le « j » comme un « i » 😉 A part ça, c’est très joli). C’est en effet une très belle idée. Et pendant l’hiver, c’est pas mal non plus. Souvent les lumières y sont très belles.

    Bravo pour ce voyage et ce retour.

    Aimé par 1 personne

      1. Je suis allée vérifier et j’ai fait plein de fautes ! Ljubljana. Je corrige, c’est la moindre des choses. Du coup je le prononcerais Lioubliana. Mais que les Slovènes me corrigent…

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