LISBONNE : LA CASA EST SI BELLE

Vous la retrouverez sûrement prochainement dans les épisodes de la Casa de Papel, série à succès, mais peu de temps avant son apparition dans la troupe du Professeur en Juillet 2019, la capitale lusitanienne a été l’occasion pour moi de poser pour la première fois les pieds au Portugal. Bien plus qu’un personnage de série, la ville figure surtout au premier rang des villes visitées par les Français ces dernières années. Tentatives d’explications après découverte de la ville et sa région.

Du 22 au 29 Juin 2019

A l’instar de Sergio Marquina et ses amis, c’est avec une bande de solides partenaires que j’ai ainsi décollé vers la capitale portugaise au début de l’été 2019. Non pas pour le casse du siècle mais bel et bien pour profiter des charmes de l’une des villes les plus visitée d’Europe. Bien entouré et prêt à braver tous les éléments : une bande de feu, pour prendre l’air, avant de se mettre à l’eau en prenant le large.

Lisbonne : Bande de feu

Plaça da Commercio, Lisboa

La capitale portugaise a ainsi été notre refuge le temps d’une semaine, riche en visites, balades et bonne humeur. Une semaine entouré de proches avec qui j’avais et j’ai l’habitude de partager des aventures colorées, dans la bonne humeur. Rien de mieux en soit. Sous la chaleur de l’été et au moment même de la canicule en France, venir ici fut le meilleur moyen de se ressourcer et d’éviter les chaleurs accablantes de la saison.

Après Barcelone, c’est seulement la deuxième ville de la province ibérique que j’ai eu à découvrir. On y découvre alors un style de vie identique à ceux des autres pays du Sud de l’Europe. Les mêmes couleurs se rappellent sur les bâtiments bien que le style architecturale diffère quelques peu – en témoignent notamment le Monasteiro de Jeronimos ou la Torre de Belém. Ce sont deux bâtiments que je garderai pour longtemps en tête car ce sont les premiers d’un style que je découvrirai ensuite dans d’autres voyages (j’écris cette rétrospective après être revenu de Séville, cqfd).

Mais ce que l’on préfère à Lisbonne, au delà de la fameuse ligne du métro 28E ou de ses rues « qui montent et qui descendent » sans cesse, ce sont ses quartiers vivants, m l’hyper-centre autour de la place du commerce ou le quartier de l’Alfama. C’est là que l’on sent battre le coeur de la ville. Ce sont des quartiers vivants qui s’animent le soir après avoir vu les touristes en battre les pavés tout au long de la journée. C’est par ces mêmes routes que l’on rejoint du centre de la ville, les hauteurs d’où l’on peut observer toute la ville. Lisbonne c’est aussi parfois des rues étroites, ombragées, qui donnent envie de s’y perdre, jusqu’à se retrouver à l’autre bout d’où l’on pensait être. Bref, une ville dynamique, particulière, aux charmes multiples : bâtiments colorés, rues vivantes, édifices impressionnants, mais aussi son un confort de vie pour un touriste.

Je pense notamment à la gastronomie que l’on peut tester facilement dans le fameux Timeout Market près des docks ou dans tout restaurant sympathique (pour cela se référer aux cites spécialisés). On y trouvera alors des cuisines locales, notamment du poisson, que l’on peut déguster avec plaisir et presque à toutes les sauces. Par dessus cela, une petite sangria ne sera jamais trop, rappelons que ce sera avec modération. Ces petits plaisirs font un tout qui, au cumulé, rendent encore plus agréable la ville.
Quel français ne prend pas de plaisir autour d’un bon repas dans les pays dans lequel il voyage ? Quel français n’accorde pas du tout d’importance à la gastronomie d’un pays ? Je ne fais que poser la question… mais j’ai bien ma petite idée. A cet égard, il vous est alors imposé (oui, oui!), en cas de petit creux avant l’apéro, de goûter les fameuses pasteis de Nata, spécialités locales (un régal à mes yeux). Entre les vacances et les calories, c’est un peu comme soit même avec ses potes de vacances, ou sa famille. La rencontre n’a lieu qu’à de très rares occasions et c’est à ce moment là qu’on profite le plus.

Dans la même idée, l’émergence de nombreux (et partout!) rooftop-bars dans la ville contribue à faire démarrer les soirées plutôt pour nous touristes obligés de venir trouver une place pour s’installer et digérer les longues marches de la journée, à refaire le monde devant le soleil qui vient se cacher derrière l’Océan, à l’Ouest. Ainsi, ces refuges à touristes et jeunes dynamiques sont un bon moyen de profiter de la hype lisboète et des derniers rayons du soleil. On allie alors plaisir du panorama, et joie de l’apéro. Cela permet ainsi de mélanger, pour nous français, la culture locale, le style de vie, les joies du soleil tardif, et l’attachement à ce moment sacré de la journée d’un vacancier : l’apéro.

Bien plus que ce style de vie, je garderais comme souvenir de la capitale lusitanienne, les superbes décorations street-art que j’avais déjà pu observer à Berlin ou Prague notamment et qui viennent ajouter un intérêt à errer dans les rues de la ville. On en trouve notamment en visitant le LX factory, bien après le Timeout Market, à se diriger vers le quartier de Belém que l’on a déjà évoqué pour ses beaux bâtiments.

Avec du recul, on comprend pourquoi Lisbonne est le parfait compromis pour les touristes français en quête de dépaysement. Un voyage relativement abordable économiquement, bien desservi en avion, une ville aux multiples atouts et qui correspond à, à peu près, tous les goûts (je n’ai pas mentionné les musées que nous n’avons pas arpentés, ni l’aquarium de la ville). S’ajoutent à ces activités la découverte des alentours, valeur ajoutée considérable à la ville.

Évora : Prendre l’air

Fort heureusement il aura s’agi de notre première découverte au Portugal car la ville ne m’a pas laissé d’impérissables souvenirs. A deux heures de train de la capitale portugaise (me rappelant mes meilleurs souvenirs Interrail d’ailleurs), la petite ville médiévale portugaise aura été la parfaite introduction de notre séjour lusitanien. En effet si ses bâtiments sont agréables – bien que rapides – à visiter, j’ai surtout été surpris par le manque de vie d’une telle ville en période estivale. J’en garde de belles photos, une vue imprenable sur la plaine et les vallées alentours. Une balade en groupe pour lancer ce voyage et déjà réfléchir au prochain jour.

La ville ne mérite pas qu’on lui consacre plus d’une journée, toutefois intense car la ville n’est pas toute plate et les horaires de train, temps de trajet inclus, peuvent être contraignants pour rentrer et limitent l’activité dans la ville. Beaucoup de kilomètres avalés, des escaliers aussi, et des rues pavées à n’en plus finir dans un centre ville pas loin d’être désertique. Le corps prêt, le voyage était lancé. Le plus dur était fait avec ce qu’allait nous proposer Lisbonne. Avec le recul ce n’est pas une ville que je ferais, referais ou conseillerais, mais je ne regrette pas de l’avoir visité.

Sintra & Cascais : Prendre le large

Sintra : Haut en couleurs!

Deux jours après Évora, l’équipe avait décidé de reprendre la route, encore une fois en train, pour Sintra, dans le parc naturel du même long, à une heure environ de Lisbonne, un peu plus au Nord, un peu plus à l’Ouest. Voilà encore une difficile journée. Une que je n’oublierai pas. La journée fut difficile, mais parce que la nuit le fut tout autant. Physiquement difficile, certes, mais moralement loin de l’être tant le décor qui nous est offert nous a émerveillé et nous donnait presque envie d’y rester plus longtemps et d’avoir le décor rien que pour soi.

Mais, il y a un forcément un mais dans ce doux rêve de se voir confier les clés des lieux, et c’est une différence nette avec Évora : l’affluence. Rien que dans le train on comprend vite que l’on se rend dans l’un des plus beaux endroits d’Europe (à mes yeux – pour le moment). Et ce n’est pas une fois aux pieds des édifices que l’on se retrouve seul, bien au contraire. Nombreux sont ceux qui choisissent la facilité et ne grimpent pas les centaines de mètres de dénivelé à pieds, et qui offrent pourtant une belle balade dans la nature, et qui finissent par nous devancer dans la visite des lieux.

Mais en prenant son temps on profite toujours un peu plus que les autres, s’arrêter ici, s’arrêter là, puis repartir. Voir des choses que les autres ne verront pas, c’est aussi cela voyager. Une villa d’un côté, un animal de l’autre. La mer au loin, un village plus près. Bref, monter et crapahuter à pied fut à mes yeux une bien bonne idée de la journée, bien que physiquement difficile (beaucoup d’humidité!), la descente avec.

Puis une fois entré dans le premier château du Parc National de Sintra, on grimpe encore et on aperçoit encore mieux la vallée que l’on voyait déjà pendant la montée, avant de découvrir le fameux Palacio da Pena, merveille colorée perchée sur les hauteurs du parc. La vue du château en contrebas est une manière d’appréhender l’édifice de loin avant de s’en approcher de plus près. Ruiné, le premier château ne mérite pas une grande attention mais tout de même offre une belle vue.

Mais le point principal, « le coeur de la maison » comme dirait l’autre, pour lequel on vient tous, est le château de Sintra, impressionnant par ses couleurs vives, sa grandeur, ses formes, sa position. De là on surplombe en effet toute la région. De Lisbonne à l’océan Atlantique, l’extrême Ouest de l’Europe, on observe une région immense et verte. Si le temps ne nous aura pas totalement gâté ce jour-là, les couleurs du bâtiment n’en auront pas eu besoin pour le faire briller .

Charmé par l’édifice en lui-même, je ne voudrais surtout pas résumer ce lieu à son seul Palacio Nacional da Pena. Je dois avouer que même la balade dans les jardins du Parc était plaisante, ombragée, verte, et bien aménagée. L’endroit est un vraie belle découverte. Pour être honnête je ne m’attendais pas à un tel endroit, même si la préparation du voyage m’avait fait prendre conscience qu’il s’agissait d’un passage obligé. Il me rappelle, tout précaution gardée, le château de Neuschwanstein en Bavière : deux châteaux différents l’un de l’autre, avec des formes et styles différents dans un paysage naturel époustouflant. Bref, pour résumer je vous le conseille de manière absolue et aucun livre de voyage ne vous le déconseillera. Fort logique, je n’ai guère vu mieux.

Cascais : À l’eau, mais pas que…

Prendre le large, le temps d’une journée, se poser au soleil, puis dans l’eau, avant d’aller se balader : cela ressemble fortement au quotidien de nombreux touristes habitués des serviettes et des bouquins bien rangés dans le sac en compagnie de la crème et des lunettes. Pour nous autres, les plus avides de découvertes, de rencontres, de photographies, de panorama, cela ne peut durer qu’un temps, court, limité (voire très court et très très limité). Une journée m’aura fallu à Lisbonne pour me reposer, reprendre mon souffle durant un séjour rythmé le jour comme la nuit.

Ainsi vont les vacances de la vingtaine, couché tard, levé tôt, en permanence. Chaque jour qui s’ajoute au calendrier voit la durée nuit se raccourcir comme le temps qu’il reste à courir. Alors autant profiter, autant découvrir. C’est donc ce que nous avons fait, en matinée pour les plus en forme, à midi pour les retardataires au réveil. Le temps de découvrir cette petite ville charmante à 40 minutes de la capitale.

Son petit centre qui rappelle parfaitement les villages côtiers qui vivent essentiellement du tourisme et qui respirent l’été et ses magasins typiques. S’écarter du centre, prendre le temps de longer la côte, voir au loin l’autre bout du canal qui conduit Lisbonne à l’Océan Atlantique. Le point final et culminant de la balade et de la journée reste l’arrivée sur la Boca do Inferno (ci-dessous) pour observer cette particularité géologique qui rappelle d’ailleurs la Corse du Sud et les falaises de Bonifacio (toute proportion gardée). C’est alors un superbe moyen de se détacher du dynamisme de la capitale pendant de longues heures, et de mériter un bon verre de sangria en terrasse.

Ainsi, Cascais et ses charmes sont autant de raisons de venir prendre l’air et se rafraîchir le corps autant que l’esprit le temps d’une journée. Je le conseille d’autant plus que je sais pertinemment que les visites enchainées sont parfois lourdes à assumer,, accumuler et qu’il est bon de retrouver la nature et sa tranquilité. Alors foncez-y!

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7 réflexions sur “LISBONNE : LA CASA EST SI BELLE

  1. Moi qui souhaitais me rendre au Portugal cet été…je lis ce bel article avec le coeur serré, mais ce voyage sera pour l’an prochain sans aucun doute (je l’espère !). C’est vrai que le Palacio Da Pena me fait aussi penser au Château de Neuschwanstein. Il a l’air magnifique ! Ces jolies couleurs et cette architecture qui nous font retomber en enfance, je suis fan 🙂 Merci pour ce joli partage !

    Aimé par 1 personne

      1. Ça fait un petit moment que je veux découvrir le Portugal et tu m’as donné encore plus envie ! Faut que je m’organise un petit road trip, j’ai bien envie de voir la capitale et de descendre jusqu’en Algarve 😍

        Aimé par 1 personne

    1. Quel dommage ! Sintra est une véritable merveille de l’Europe et j’étais très surpris !
      Merci pour ces quelques mots ! On aimerait parfois ne faire encore plus mais Lisbonne m’a donné envie d’y retourner !

      J'aime

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