NAPLES : ON T’AIME À L’ITALIENNE

Malheureusement connue pour ses déchets et ses trafics, le chef-lieu de la Campagnie surpasse les clichés en offrant à ses touristes tout ce qu’il faut pour profiter et aimer l’Italie. Dans la froideur hivernale, la ville apporte un peu de douceur, comme un air de Dolce vita en somme.

Du 14 au 19 Février 2019

C’est au cours d’un voyage de promo que je me suis rendu dans la ville qui a autant vu exploser le prodige argentin Maradona, qu’émerger une importante Mafia. Entre étudiants, nous avons ainsi découvert une ville et sa région, que j’avais déjà eu l’occasion de visiter une première fois voilà 8 ans, mais nous y reviendrons. Entre temps, découvrons une ville passionnante, dans une région aux atouts multiples.

NAPLES, PASSIONÉMENT

Les plus succincts d’entre nous diraient certainement qu’il suffit de se rendre au Stade San Paulo à une bonne vingtaine de minutes en RER de la ville, de s’installer dans une des curva de l’enceinte et de trouver son siège, sa boisson et d’attendre que le spectacle des tifosis démarre pour voir la passion qui transpirent chez les napolitains.
Je pourrai aussi le dire puisque je l’ai vu mais ce n’est qu’un élément parmi tant d’autres de cette ville dont je ne veux pas retenir seulement ce détail, qui attrait pourtant à ma passion. Naples respire tellement le vécu, l’usure qu’elle en devient particulière. Un peu comme un bon vin, ou comme un vieil arbre, le temps a fait son travail et le charme opère. Rien n’apparait beau, parfait à Naples, mais tout apparait avec des défauts, des « cicatrices » du temps, pas totalement propre, pas totalement net, pas totalement beau, pas totalement fini. C’est cet entre-deux qui, je trouve, apporte à la ville une touche, une saveur particulière. On la sent respirer au rythme des scooters qui déambulent à toute vitesse dans la ville, des italiens qui parlent fort juste à côté, de cette vie de sudistes que le soleil a calmé, a assis, a ralenti pour les faire vivre calmement, passionnément.

Si l’on veut visiter l’Italie resplendissante, riche, développée, luxueuse, nul doute qu’il ne faut alors pas se rendre à Naples, mais certainement plus au Nord-Est ou dans les lieux touristiques sur lesquels nous reviendrons. Je ne dis pas que Naples est une ville sale, moche, lugubre ou désagréable loin de là. Je dis simplement que l’on ne va pas à Naples pour l’entretien de ses bâtiments historiques, non plus pour sa tranquilité. On va pour sa vie, pour ce qu’elle dégage. On y va pour ce que je préfère dans le Sud de l’Europe, les bâtiments colorés. On y va pour ses rues pavées, étroites, qui rappellent autant Lisbonne que Menton ou Séville. Plusieurs pays, mêmes constats. Le Sud de l’Europe, l’effervescence méditerranéenne conjuguées à ce semblant de Dolce vita. Voilà en somme comment résumer Naples en quelques images, qui évoquent en chacun de nous des souvenirs de balades ou des images de vacances.

Pour aller plus loin, Naples s’est aussi un important héritage historique et artistique. Trois châteaux à retenir : du Castel Nuovo juxtaposé au port, à celui perché et surplombant la ville, le Castel Sant’Elmo, en passant par le Castel dell Ovo, près de la marina, trois châteaux, trois vue différents, trois quartiers différents. Le premier cité se situe tout près de la fameuse Piazza del Plebiscito, l’un des immanquables de la ville avec la Galeria Umberto I (ci dessous), et le Palais Royal de la ville sur la même place. De là s’offriront plusieurs choix et notamment celui de longer la mer pour arriver sur le dernier cité, le Castel dell Ovo, lequel offre une belle vue sur le Golfe de Naples et nous invite à remonter vers le dernier des trois. A travers chemin, ce sont plusieurs Eglises que l’on peut rencontrer via de nombreuses rues ombragées, qui grimpent fortement, et où l’on se perd facilement débouchant parfois sur un endroit inattendu. Les joies des balades et parcours non prévues et de se laisser aller à des découvertes de chaque instant en somme.

On aboutit donc sur le point culminant de la ville pour observer un superbe couché de soleil le long du Golfe. Soit l’on accède au château à pieds, soit par le funiculaire qui mènera les moins courageux à quelques centaines de mètres de l’entrée. Plus que l’énergie qu’il économise, le funiculaire à l’avantage, lui, d’être située au coeur du quartier historique de la ville, au sein duquel les bars, les restaurants, les boites et les magasins sont installées. L’endroit rêvée pour une jeunesse venue décompresser. L’influence religieuse se fait ressentir avec de nombreux lieux de culte catholiques dans ce quartier. On trouvera notamment dans ce quartier le couvent Santa Chiara lequel offrent de superbes fresques dans son patio. C’est assurément le quartier le plus vivant de la ville, de jour comme de nuit. Et la nuit, comme l’on peut s’en douter, que le match soit fini ou qu’il n’ait pas eu lieu, la ferveur se poursuit ou se ressent toujours, même en février. Vous noterez d’ailleurs le superbe temps pour un mois de Février en Italie, dont on a forcément profité pour découvrir la côte, une fois la ville découverte, et ainsi se dire à Capri, que ce n’était pas fini.

CAPRI : CE (LA NUIT) N’EST PAS FINI

Remettons tous les éléments dans l’ordre. Le jour, le soleil, la ferveur, la nuit. Vous voyez forcément la décadence. Du petit matin au petit matin, ces quatre mots retracent en quelques sortent le déroulement de l’opération sur laquelle on ne reviendra plus…

C’est un beau matin de Février quand le soleil vient de se lever sur Naples. La jeunesse s’est accommodée à la ferveur napolitaine et a eu raison de toute idée de sommeil. Il est 7h quand plusieurs irrésistibles touristes rentrent petit-déjeuner alors qu’ils étaient voilà quelques minutes, déjà à la recherche du repas salvateur du début de journée, ou fin de soirée, c’est selon. A priori tout autre idée que dormir ne peut trouver son origine chez l’un des protagonistes. Le séjour est court, certes, mais la nuit l’a été encore plus. Gâcher une matinée ne compromettrait-elle pas une partie de la fin du voyage (dont la prochaine soirée, bien sûr) ? La question mérite d’être posée. Enfin, bon, on ne vit qu’une fois quoi. Et à vingt ans, ce n’est pas une nuit blanche qui va nous tuer, non ?

Capri, ou pas Capri ?

Phrase du réveil

Finalement on est parti, à 20! Le temps de rentrer, se doucher, réveiller et motiver les plus aventuriers d’entre nous et nous voilà au port de Naples attendant le ferry pour Capri. Vous vient surement en tête la musique d’Hervé Vilard « Capri, c’est fini ». A vrai dire pour Capri, la nuit ne s’était pas vraiment finie car elle n’avait même pas commencée. Le sommeil nous a juste volé quelques minutes de notre trajet pour recharger un peu les batteries. Juste avant de voir la côté s’approcher et les premières maisons blanches de l’île apparaitre. En somme une journée de balade sur l’île, une première approche sur une destination que je visiterai peut être à nouveau, qui sait. La saison n’était en effet pas propice à de nombreuses activités, mais qu’importe, une balade ressourçante et de superbes images, autant de souvenirs en bande. Peu de regrets, beaucoup de soleil et…… de fatigue.

POMPÉI – VESUVIO : BIS REPETITA

Je vous disais un peu plus haut que la région napolitaine bénéficiait de nombreux avantages et de diverses activités à offrir à ses touristes. On passe ainsi d’une métropole italienne à la tranquillité d’une île sauvage, à des vestiges historiques ou bien à la montée des contreforts d’un volcan encore actif. Du Vésuve à Pompéi, c’est ici que j’ai revécu mon premier voyage scolaire (de latin) d’Avril 2013 durant lequel j’étais déjà venu admirer la ville ensevelie voilà des milliers d’années par le Volcan. C’est à ces souvenirs « d’enfance » que je me suis rappelé en grimpant à nouveau les pentes du Vésuve où en découvrant tour à tour les différents vestiges de Pompéi. Véritable terrain de jeu, de piste, la ville est une trace importance de l’architecture d’alors. Passage incontournable de la région, Pompéi m’a accueilli pour ma deuxième visite, que je recommande à biens des égards. Ironie du sort, je suis rentré par où j’étais sorti voilà plusieurs années et donc mes plus profonds souvenirs se sont trouvés bousculés par l’histoire qui ne s’était pas répétée. Qu’importe, il m’en était resté bien des choses, et il m’en restera encore plus désormais que je l’ai fait deux fois, à l’instar Volcan duquel on observe toute la région, si les nuages ne nous en empêche pas. Encore une fois, mes souvenirs profonds me laissaient le souvenir d’une vue imprenable sur la région. Encore une fois, cela ne s’est pas passé comme la première fois. Bis Repetita.

EXTRA : LE REGRET

Vous pourriez surement vous en douter, étant donné que j’avais déjà eu l’occasion de visiter les deux sites mentionnées juste au dessus, j’avais pour projet de me rendre sur la côte Amalfitaine que le voyageur que je suis avait repéré depuis bien des années.
Jamais deux sans trois. Il est donc fort probable que je revienne par ici alors un jour, à la belle saison, pour pouvoir profiter d’Amalfi et des villages alentours et peut être revoir Capri et approfondir sa découverte. Bis Repetita.

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8 réflexions sur “NAPLES : ON T’AIME À L’ITALIENNE

  1. Naples a été une vraiment belle surprise, la côte Amalfitaine bien belle, malheureusement voyageant en camping-car il à été très difficile de m’arrêter. C’est sans doute moins difficile avec une voiture de tourisme mais dans tous les villages les places de stationnement sont assez limité.
    L’idéal serait d’utiliser les moyens de transports locaux pour aller d’un village à l’autre et de faire des randonnées autour de ceux-ci pour profiter pleinement de ces lieux exceptionnels

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  2. J’avais beaucoup aimé Naples ! Avec une randonnée au Vésuve, et la découverte de Pompéi, c’était mon premier voyage en Italie quand j’avais une dizaine d’années, et je m’en souviens très bien. L’Italie est un pays vraiment magnifique ! Il y a tant de beaux coins…Jamais fait non plus la côte amalfitaine mais c’est dans mes plans ! 🙂

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  3. Naples est vraiment une chouette ville, idéale à visiter en hiver, loin des hordes de touristes de la période estivale. Visiter Pompéi ou les catacombes en ayant l’impression d’être seul au monde, quel pied ! Tu racontes très bien son ambiance si particulière, un peu labyrinthique, avec des quartiers parfois au bord du délabrement général, mais pourtant… avec tellement de caractère.

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  4. Ce billet me remonte de merveilleux souvenirs ! Nous sommes allés à Pompéi à 8h du matin pour être les premiers sur le site (et sans qu’il fasse trop chaud) et Capri reste un moment magique. Et oui, il faut passer une nuit à Capri, chaque moment de la journée à son charme. MErci pour ce billet.

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